La musicalité de Stefan, et la nôtre… sans musique !
Idée géniale pensai-je puisque la musique a toujours rythmé ma vie. Une évi-danse !
Car oui, pour moi, tout est danse et tout est musique, et si parfois je suis la seule à l’entendre, j’en tire avantage parce qu’elle me fait grâce de la lourdeur du temps.
Debout sur le plancher du vieux manoir à me creuser la ciboule sur ce que je vais pouvoir « produire » de miraculeux ! LOL (pour moi ! puisque je précise, tout ceci m’est égoïstement thérapeutique…) Tournée vers l’extérieur, j’opère de réaliser un carré alors que les autres ont choisi de se « mouvoir » en ligne.
Cette idée de composer chacun sa petite partition de mouvements se succédant en boucles eût pu nous paraître lassive et lassante mais associer nos partitions mouvantes à plusieurs donna à l’ensemble une mécanique rassurante d’où j’ai cru percevoir une seule et même pulsation.
Plusieurs corps, plusieurs cœurs, plusieurs mouvements, plusieurs « musiques » qui, orchestrées par un leitmotiv « unis-vers » savent créer une seule et même machine.
Comparée tantôt à une locomotive, à une horloge, aux bielles d’un mécanisme ou à un orchestre et pourquoi pas à un cœur, ces boucles se renouvelant sans cesse ont su estomper des charnières devenant imperceptibles.
Je me plais à imaginer à quoi eût pu ressembler notre prestation vue de haut : déshumanisés nous aurions ressemblé à des fourmis affairées à préparer quelques provisions pour les mois d’hiver…
Sandrine